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Print: $23.38
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Print: $20.98 Et tous ces songes /
Surgissant /
Du sommeil /
D’un survivant,/
Bonifiés par le temps /
Dans les caves de l’exil ,/
Vin vieillissant,/
Je vous les livre /
Pour une veillée d’hiver /
À bords de dires ailés /
Et de rires blessés /
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Hardcover Print: $34.76 C'est un univers sombre puisque le narrateur plonge dans les strates de sa mémoire jusque là verrouillée pour ressortir une histoire vieille de quelques années. Le fleuve libéré de l'emprise d'un lac gelé passera en revue tout ce passé prisonnier de l'amnésie faisant vibrer le pont Jacques Cartier. Un univers nocturne et aqueux, de ponts et de passerelles, de ruptures et de retrouvailles. Un hymne à l'amour arraché à l'exil.
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Vol au dessus d'un tapis de youyous. Oui, une Belle, Itou, une Bête dont on ignore l'identité humaine puisque ceux qui ont vu son visage ne sont jamais revenus; un rebelle, tâche noire dans la mémoire de Meskia le village, qui, plus est, a gouverné avec la loyauté, la justice et la noblesse que se disputent toutes les religions. Il était infidèle, mécréant et païen ! Alors, la Bête, victime ou calamité, est là pour secouer les consciences. Sa chevauchée nocturne est un voyage dans d'autres dimensions, celles du "Tiers Vacant", au-delà raison et entendement, par delà temps et générations, lien entre "il était une fois" et "ici, maintenant" où, au milieu des youyous stridents d'une tante dessinée entre amour et rejet, qui cavalcadent dans son esprit, un homme ne voit dans son séjour psychiatrique qu'une chevauchée nocturne. L'aube n'est pas synonyme de salut. Certaines vérités côtoient la mort. Mais, l'acculturation a de ces travers que la parole ne sait décrire. Alors le langage de la démence y trouve toute sa place et la bête, une mule qui plus est, relaie bien la métaphore de cet entre-deux et ce dédoublement : entre nuit et jour, entre humain et bête, entre calamité et salut, entre légende et réalité... un vrai vol au dessus d'un tapis de youyous.
Colères et prières aqua nocturnes, tome 1 de la série Traques et impasses, est une œuvre où s'amalgament poésie, prose et narration. Le discours et le récit représentent deux instances discursives distinctes. Un narrateur atypique utilise un "je" qui ne met pas le lecteur en interlocuteur privilégié. Pourtant, son récit n'est qu'un discours où l'énonciation est bien ancrée dans l'actualité. Deux interlocutrices absentes brouillent les pistes et le recours à une mémoire stratifiée rajoute à la difficulté. Un auteur bien effacé, lui, présente un récit dont les épisodes alternent avec les chapitres du narrateur en question. Parcellaire, l'histoire n'accorde aucun répit au lecteur. Il ira bien jusqu'au pont Jacques Cartier en trouver le recoupement et le sens. Les ponts sont faits pour cela. Mais la blessure est béante et les deux rives resteront bien deux. Une femme mystérieuse, arrivée dans l'hôtel où le personnage principal est groom, réveillera une mémoire en torrents de souvenirs et, comme toute vérité se cultive dans l'ombre, sa quête est nocturne. L'univers présenté ainsi, en eau et en neige, en lumières tamisées et en ombres, est favorable à une cure de solitude, de dénuement et de retour à l'état embryonnaire, pour que tout recommence du début, du tout début... Cependant, Louise, alias Marie-Anne, solitaire au dos tourné, au bord du lac gelé, éternelle absente même présente, déroule la pelote et cultive le mystère de la plus belle femme jamais imaginée.
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