Per una sociologia dell’infanzia. Dinamica della ricerca e costruzione delle conoscenze

by Marina D'Amato

ISBN: 978-1-84728-754-0
Publisher: Lulu.com
Rights Owner: Francesco Battisti
Copyright: © 2006  Standard Copyright License
Language: English
Country: United States
  • Paperback book $28.00

Printed: 438 pages, 6" x 9", perfect binding, black and white interior ink

Description:

Childhood and Society /Infanzia e Società Vol.2 Special Issue no. 1-2. Per una sociologia dell’infanzia. Dinamica della ricerca e costruzione delle conoscenze. Proceedings of the international colloquium in Rome 9-11 November 2005 edited by Marina D'Amato. Writings by: A. Petitat, A. Milanaccio, D. Ottavi, D. Bühler-Niederberger, J. Delalande, V. Cicchelli, C. Pugeault Cicchelli, S. Mougel, L. Benadusi, M. Tessarolo, A. M. Curcio, G. Mangiarotti, L. Gavarini, R. Maragliano, P. Landi, M. Morcellini, A. Piromallo Gambardella, I. Danic, M. Lozzi, K. Scannavini, M. Jacinto Sarmento, M. Gammaitoni, S. Drasigh, C. Piantoni, V. Grassi, B. Schlemmer, C. Baraldi, L. Hamelin, A. Saporiti, F. Casas, D. Grignoli, A. Mancini, M. Rago, C. Alsinet, C. Figuer, M. Gonzàlez, M. Gusò, C. Rostan, A. Sadurn, S. Andrini, S. Chistolini, F. M. Battisti, P. Pantano, A. De Stefano Perrotta


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Avant-Propos - Introduction [ No Rating ] 20 Oct 2006 (updated 20 Oct 2006)
Dans l’introduction à son livre sur la sociologie de l’enfance, William Corsaro (1997) affirme : « La sociologie n’a pas de tradition de recherche sur les enfants et l’enfance ; jusqu’à récemment, ces domaines ont été relégués dans les marges de la discipline » (p. xiii). Ce jugement d’ensemble —qui s’accommode de travaux épisodiques remarquables, notamment de la part de certains sociologues de l’Ecole de Chicago—, est applicable à toutes les régions du monde, en particulier aux sociologies francophone et italophone.
Prenant conscience de ce manque, un groupe de sociologues a créé, en l’an 2000, lors du XVIème congrès de l’Association Internationale des Sociologues de Langue Française, un Groupe de Travail destiné à impulser une continuité réflexive dans ce domaine négligé. Depuis lors, plusieurs colloques ont été organisés et une sorte de communauté internationale de travail s’est stabilisée.
Le colloque de Rome, très largement ouvert à nos collègues italiens, est le cinquième de la série. Les Actes que voici témoignent à la fois de la vitalité et de la diversité des intérêts pour l’enfance, de part et d’autre. La création d’une chaire de sociologie de l’enfance à l’Université de Rome n’est pas un événement inouï, mais plutôt la traduction d’une tendance nationale et mondiale. La plupart des acteurs actuels de la sociologie de l’enfance trouvaient auparavant à s’exprimer en sociologie de l’éducation. Deux raisons les ont poussés à s’autonomiser. La première tient à l’engorgement de la sociologie de l’éducation, ce qui a favorisé un processus de spécialisation. La seconde relève de la différence entre les intérêts de recherche des sociologues de l’éducation et de l’enfance. Les premiers sont aux trois-quarts absorbés par l’éducation institutionnalisée alors que la dispersion des entrées en sociologie de l’enfance est beaucoup plus grande : jouets, jeux vidéo, récit, musique, dessin, imaginaire, échange économique, marché, publicité, mode, travail, risque, altérité, construction du soi, genre, amitié, amour, pouvoir, droit, règle, procréation et filiation, maltraitance, ville, santé, hôpital, catastrophe naturelle, etc. En bref, la sociologie de l’enfance semble trouver du plaisir à multiplier les focales relationnelles, alors que la sociologie de l’éducation fait de la relation scolaire son miel principal. On réalise a posteriori que la première se trouvait à l’étroit dans la seconde. En retour, cette différence devrait alimenter l’interrogation en cours sur la dominance de l’objet « école » en sociologie de l’éducation. Des voix s’élèvent —dont celle de l’UNESCO— pour faire une place plus grande à l’éducation informelle. A l’arrière-plan de ce déplacement du regard, on découvre des doutes sur l’efficacité de la seule action institutionnalisée. Les travaux d’histoire renforcent ce questionnement, car les mutations de société procèdent souvent de variables non-scolaires : songeons par exemple aux transformations de la famille et à la chute du Mur.

André Petitat

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