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Espace et Spasmes

Espace et SpasmesEspace et Spasmes (book)

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Ces huit nouvelles entraînent le lecteur loin dans le futur et dans l'espace, dans un même univers cohérent, mais au sein de planètes différentes suivant les nouvelles. Il y côtoiera des êtres aux pouvoirs immenses, des monstres inhumains, des soldats impitoyables. Il visitera des mondes étranges, désertiques ou maritimes, merveilleux ou terribles. Fragments d’un futur dans lequel l’homme navigue entre les étoiles, essaimant dans la galaxie, découvrant des technologies ou confronté à des choix moraux qui le renvoient à ses propres vertus ou démons.

Sur le site Science-Fiction, Fantasy, BD, Jeux vidéo vous pourrez acquérir directement auprès de l'auteur la version e-book lisible sur téléphone portable ou PDA (PRC). Pour vous faire une idée, rien de tel que la Revue de presse.

Marinopolis

MarinopolisMarinopolis (e-book)

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*English version* Translation : Brian Stableford

A discosurf champion living on the planet of Marinopolis discovers one day that his sister has been kidnapped. Assisted by his faithful android, Jenkins, he investigates. Little does he know that his enquiry will lead him to the deepness of the Great Ocean, to places where mysterious intelligent living forms, the Azal’nams, are evolving.

Les Explorateurs

Les ExplorateursLes Explorateurs (e-book)

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Deux officiers de la Compagnie d’Exploration Interstellaire aux personnalités divergentes, envoyés sur une planète inexplorée, vont vivre une série d’expériences paranormales au cours desquelles leurs capacités d’adaptabilité et leur esprit d'équipe vont être mis à rude épreuve.

Cette nouvelle est extraite du recueil Espace et Spasmes, en vente sur lulu. Sur le site Science-Fiction, Fantasy, BD, Jeux vidéo vous pourrez acquérir directement auprès de l'auteur la version e-book lisible sur téléphone portable, liseuse électronique ou PDA. (PRC)

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  • Comment mieux faire fonctionner une histoire

    2008 Jul 09

    Pour qu'une histoire fonctionne mieux, la recette est simple : faites appel à un lecteur averti et demandez-lui de relire votre texte. Ecoutez bien ses commentaires et suggestions et tirez-en toutes les conséquences. Certains lecteurs sont plus doués que d'autres pour la critique, bien sûr. Si la personne vous dit "l'histoire ne fonctionne pas", son apport sera proche du néant. En revanche, si elle vous dit "l'histoire est trop prévisible", là vous aurez de quoi détruire et rebâtir. Eh oui, le secret d'une bonne critique, que l'on appelle constructive, c'est de vous permettre d'éliminer ce qui ne va pas et de reconstruire quelque chose de plus solide derrière. Avec l'expérience, je me suis rendu compte que parmi les proches que je sollicitais, ma femme était plus douée pour les corrections sur la forme (ce qui n'exclut pas des remarques de fond ou de bon sens de sa part, bien sûr), et l'un de mes plus proches amis, Laurent, savait mieux repérer les lignes de force et les failles d'une histoire. Je tiens à le remercier ici, car ses remarques m'ont énormément apporté. Pour la première fois, j'ai bénéficié de conseils dont je croyais bêtement jusqu'à présent qu'ils ne pouvaient provenir que de directeurs de collection. Il y a des jours où certaines choses doivent redescendre de leur piédestal... Cela ne signifie pas pour autant que Le Souffle d'Aoles, que Laurent vient de terminer de relire, possède une histoire qui fonctionne. Il ne m'appartient pas d'en juger. En revanche, je suis persuadé que grâce à son apport, elle fonctionne mieux qu'auparavant. Il ne reste donc plus que deux étapes avant l'envoi aux éditeurs, l'ultime relecture par ma femme et mes propres corrections sur la forme. Si tout va bien, le livre devrait être terminé pour septembre. De quelle année ? 2008, bien sûr ! wink


  • Marinopolis disponible en version anglaise

    2008 Jun 18

    J'ai donc décidé aujourd'hui de publier la version anglaise de Marinopolis, que vous trouverez sur cette page de lulu. Le texte n'est disponible qu'au téléchargement, car j'estime qu'en dessous d'un certain nombre de pages, cela reviendrait trop cher de le commander dans sa version papier. Vous pouvez cliquer sur "voir un aperçu" pour vous faire une idée de la traduction. J'en profite également pour créer mon myspace, à cette adresse. C'est toujours excitant de prospecter de nouveaux marchés, et c'est ce que permet le net. Si cet expérience est un succès (au moins 400 téléchargements payants), je pourrai envisager la traduction d'une autre des nouvelles du recueil Espace et Spasmes.



  • Le BookBarcamp, ou comment s'informer sur les évolutions numériques du métier du livre

    2008 Jun 15

    Arrivé en retard au BookBarCamp, j'ai néanmoins pu y retrouver l'auteur Irène Delse et l'attaché de presse de lulu, Sébastien Célimon, et assister à l'une des conférences qui m'intéressait le plus, portant sur l'économie de l'édition numérique. J'y ai appris que 50% des livres achetés (que ce soit en librairie physique ou sur le net) le sont après que l'acheteur se soit informé sur le livre en tapant le titre de l'ouvrage sur un moteur de recherche (qui est 80% du temps Google en France) ou le nom de l'auteur. Conséquence, Internet est devenu le tout premier média d'influence pour l'achat de livres, devant la télé et la radio. Attention, cela ne signifie pas pour autant que l'édition sur Internet constitue un eldorado pour les auteurs. Loin s'en faut, puisque la vente dans les centres de distribution (librairie ou grande surface) est encore très largement majoritaire, et à mon avis pour un moment. Les conférenciers ont mis en évidence que ni les gros éditeurs, ni les sites comme Amazon (et pour ce dernier, c'est normal, car son modèle économique s'appuie sur les commentaires de lecteurs et les livres qu'ils ont tendance à acheter, sachant que 80% des ventes d'Amazon font partie de ce qu'on appelle la "longue traîne") ne savent faire valoir un catalogue de livres. Les gros éditeurs n'ont pas encore intégré les changements du web 2.0, c'est évident. Ils savent notamment très mal s'appuyer sur les blogueurs les plus influents, en leur proposant par exemple la lecture gratuite des ouvrages de leur catalogue pour qu'ils en fassent la critique, positive ou négative. Pour le moment, ils ne misent pas du tout sur l'e-book, ce qui est logique étant donnée la crainte que doit susciter chez eux ce qui s'est passé avec le MP3 et l'industrie du disque (moins 42% de ventes ces dernières années). Je ressors du BookBarCamp en ayant le sentiment qu'Internet et les technologies numériques doivent encore apporter beaucoup plus que ce qu'ils font actuellement. Pour l'instant, Internet est précieux pour quiconque a déjà entendu parler d'un livre et veut se renseigner à son sujet. En revanche, il transforme quelqu'un en quête de nouveauté en une sorte de mouche : on se retrouve collé à la glace, en train de regarder une ou deux nouveautés, là où la visite dans une librairie ou une bibliothèque nous permettrait de consulter un grand nombre d'ouvrages de manière beaucoup plus synthétique et en moins de temps. Il faudra attendre qu'Internet puisse recréer un environnement virtuel en 3D (c'est déjà le cas, avec Second Life) de manière ultra simple et sans nécessiter le téléchargement préalable de logiciels, avec des systèmes de préhension des livres de type Minority Report afin d'être en mesure de visiter de véritables librairies ou bibliothèques virtuelles, qui seront alors véritablement les plus riches et les plus accessibles qui se puissent concevoir. En fait, il faudra très probablement sortir de la dictature de l'écran, peut-être pour entrer dans celle de l'hologramme...


  • Marinopolis : les nouvelles du bar

    2008 Jun 03

    Une auteur anglophone, Sandra, a eu la gentillesse d'accepter de laisser dans le bar de Baen, site américain, un commentaire circonstancié de ma nouvelle Marinopolis, traduite en anglais. Bilan : y'a du travail... Je ne la réécrirais pas de la même manière si je devais m'y remettre bien sûr. Encore trop de choses maladroites et lourdes. Si vous maîtrisez l'anglais et que vous désiriez ne pas vous gâcher la surprise, attention, il y a des spoilers dans ce qui suit.


    "This certainly wasn't a bad piece to submit to the slush bar. The concept was interesting. I adored the early endorsements after Burt won the contest; those were priceless and set the tone for the story! Burt's later thought that the kidnap message about his sister was nothing more than the work of a rabid fan was also well done and gave the character a level of consistency with his actions and attitudes, as did his attempts to select female companionship for the evening. The brief description of the massage table was wonderfully hedonistic!"

    Oui, jusque là, ça roule. Mais attention à la suite !

    "My one major complaint with this piece was the flow of the language. I don't know if it was the result of the translation or not, but the word choices were very stiff and detracted from the vibrant tone you were hoping to set. I felt more threatened by the drudge description of the crusher than by the crusher itself, and an audience wouldn't really be "attached" to the disks. Also consider how loud it would be in the storm itself, and if Burt would be able to hear the audience at all (a storm of that level, and the crashing of the waves, would both block nearly any other sound). You mentioned certain members of the audience using powerful "opera glasses" which you may want to reconsider; if the storm is as fierce as you describe, opera glasses would still show little more than rain. Look at the possibility of having the magnetic bubble domes serve as surround screens for the shots of Burt's moves.

    You may wish to read the piece (whether the French version or English) outloud to get a feel for the language. Descriptions such as "the ineluctable icy grip", "Its redoubtable molars justified its name", "with rugose yellow hides", "a little too precipitately", detracted from the flow. You want the reader to feel the cold, cringe at the thought of the Crusher's maw, hear Burt's tone.

    Also consider tightening the description of his time with the Azal’nams and his surf to the tower. They are descriptive to the point of being clunky.

    I would really like to read the next version."

    Je résume ce que j'en retiens : choix des mots très guindé, qui distrait du ton vibrant que j'ai essayé de mettre en place. Ce qui l'a le plus gênée était l'écoulement, l'absence de fluidité du langage.
    La tempête fait trop de bruit pour que Burt entende les clameurs du public (sauf que là c'est discutable : on peut aussi estimer que le narrateur est omniscient et qu'il prend de la hauteur pour décrire les réactions du public. Mais il est vrai que j'ai un point de vue très centré sur le héros, dans cette nouvelle comme en général avec mes personnages). Les spectateurs ne devraient pas utiliser des lentilles grossissantes, plutôt observer le spectacle sur les parois du dôme.

    Elle me demande aussi de réduire les parties descriptives avec les Azal'nams, tellement fournies qu'elles en deviennent maladroites.
    Dans l'ensemble, je suis plutôt d'accord avec elle. La nouvelle aurait gagnée à être dégraissée davantage. De même, elle me recommande de me relire à voix haute, ce que je ne peux qu'approuver (à l'époque où j'ai écrit Marinopolis, je ne le faisais pas).

    Il est donc possible que je la retravaille dès que j'aurais le temps (ne serait-ce que pour la version anglaise), même si je crois que j'aurais alors l'impression plutôt désagréable de disséquer un cadavre. Mais bon, il faut que je m'y fasse, je suis un auteur de type "docteur Frankenstein." wink

  • Ultimes relectures

    2008 May 25

    Je viens d'envoyer le Souffle d'Aoles à l'un de mes relecteurs, Laurent. Dans l'hypothèse où je ne devrais pas de nouveau tout refaire, le texte sera corrigé sur la forme - et en particulier les nombreux passages réécrits - puis soumis une dernière fois à ma femme, avant l'envoi aux éditeurs. Si l'un d'entre eux l'approuve mais me demande des changements, ce sera peut-être le début d'un nouveau parcours du combattant... Mieux vaut ne pas y penser. Pour l'instant, je vais m'aérer la tête en me lançant dans l'écriture d'une nouvelle qui avec un peu de chance, trouvera sa place dans la première anthologie du groupe Babel, la Guilde des Mondes.



  • Les Débris du Chaudron, de Nathalie Dau

    2008 May 21

    Je voudrais saluer ici le magnifique travail éditorial des éditions Argemmios. Cette maison a mis en vente (pour l'instant, uniquement sur le net, mais l'ouvrage, référencé chez Dilicom possède bien sûr un numéro ISBN et la distribution ne saurait tarder) Les Débris du Chaudron de l'écrivain Nathalie Dau. J'ai aujourd'hui reçu mon exemplaire dédicacé (un mot très gentil qui m'a touché) et le travail sur la couverture, la mise en page et les illustrations intérieures est magnifique. Les illustrations sont signées Magali Villeneuve, qui confirme une nouvelle fois son talent. Je n'ai pas encore commencé à le lire (je suis vers la fin de la relecture du Souffle d'Aoles, j'ai hâte d'en terminer), mais connaissant ce dont est capable la romancière, je ne doute pas que cette lecture sera un véritable plaisir. Je m'en rends mieux compte à présent, l'écriture est un travail de sacrifice (à moins de s'appeler Isaac Asimov ou Ponson du Terrail, quoique dans le second cas le résultat était moins probant). Dans les moments de doute, avoir des exemples de persévérance et de souci de la qualité comme en offre Nathalie redonne de l'énergie.





  • Marinopolis prend un verre...

    2008 May 21

    ...au bar de Baen ! Jim Baen's Universe est l'un des derniers magazines professionnels de science-fiction, c'est à dire qui rémunère les nouvelles sélectionnées, survivants à l'ère d'Internet. Il s'agit d'ailleurs d'une revue très intégrée au net, puisque les soumissions (pas SM, hein, bien qu'on n'en soit sans doute pas loin comme à chaque fois qu'il s'agit de se faire analyser et critiquer par des pros) se font dans un lieu online appelé "bar de Baen". Je n'ai évidemment pas grand espoir d'être sélectionné, puisque la concurrence y est forcément mondiale, mais au moins je ne pourrai pas dire que je n'ai pas tout essayé. J'ai mis du temps à le soumettre, pour la bonne raison que le site indiquait clairement qu'il était inutile de le faire pour cause de surcharge de lecture. Voilà enfin une attitude professionnelle, qui devrait être celle de tous les éditeurs : mettre sur leur site quand ça ne sert à rien de leur envoyer un manuscrit parce qu'ils sont débordés. De la même manière, les auteurs feraient preuve de professionnalisme en allant consulter les sites des éditeurs visés et en n'envoyant qu'aux éditeurs demandeurs. Ce serait une bonne manière, écologique en plus, de réduire les flots de manuscrits inutiles chez ceux qui n'acceptent pas les fichiers électroniques. J'espère pouvoir récolter des commentaires de nos amis anglo-saxons qui m'aideront à m'améliorer (pas trop lapidaires, S.V.P !). Après quoi, selon toute probabilité Marinopolis se retrouvera en vente dans sa version anglaise sur lulu avec un extrait sur myspace. J'attendrai tout de même d'en avoir fini avec le Souffle d'Aoles pour m'y mettre.


  • Les Explorateurs en bundle avec le Cybook Gen3 !

    2008 May 09

    Bonne nouvelle, ma nouvelle Les Explorateurs est désormais livrée gratuitement avec le Cybook Gen3, liseuse électronique de dernière génération de la société Bookeen. On y trouve aussi les oeuvres de différents auteurs issus du forum Babel, la Guilde des Mondes, dont notamment Irène Delse, Frédéric Vasseur ou Jean-Pierre Julhes. Cette liseuse, quoiqu'encore un peu chère, est sans doute ce qui se fait de mieux en matière de lecture électronique, éliminant enfin la fatigue visuelle de la lecture sur écran. Elle et ses concurrentes représentent l'espoir de milliers d'auteurs de supprimer nombre d'intermédiaires qui font barrage avec les lecteurs, et de trouver enfin leur public. Sans oublier nos chers têtes blondes, dont les colonnes vertébrales seraient reconnaissantes à l'Education nationale de privilégier ces liseuses très légères aux dizaines de manuels scolaires, pesants et coûteux... Même si l'Education nationale ne subventionne pas intégralement l'achat de liseuses à des fins scolaires, elle pourrait au moins le faire partiellement.



  • « Ça y est ! »

    2008 Apr 28

    En tant qu'auteur de Science-fiction et de Fantasy, j'ai déjà eu l'impression d'être un gourou, un messie voire un dieu en découvrant des univers souterrains, alternatifs, multidimensionnels ou que sais-je encore. Du coup évidemment, l'égo a tendance à gonfler, ce qui est très agréable pour moi et un peu moins pour mes proches. Me laissant bercer par cette impression, combien de fois me suis-je écrié: "Ça y est !" Ce qui veut dire, je l'ai, mon récit est parfait, il m'a été transmis par, disons, des voix venues d'ailleurs qui ont fait de moi leur chantre épique. Il ne faut plus y toucher, c'est sacré. Evidemment, tout dépend de ce que l'on veut réaliser au travers de l'écriture. Pour ce qui me concerne, l'un des objectifs est tout de même de toucher un maximum de lecteurs et de leur faire plaisir, c'est pourquoi j'estime écrire de la littérature populaire. Je me dois de leur donner envie de lire la page suivante. Ce qui passe, bien sûr, par l'art du romanesque. A mon sens, l'art du romanesque peut comprendre beaucoup de choses, art dramatique, art poétique, art de la comédie et j'en oublie. Une manière de toucher le lecteur et d'instaurer une certaine complicité, un jeu entre lui et moi, c'est de le surprendre. Créer de l'imprévu, pour lui donner envie d'aller plus loin. Si cet imprévu n'est pas au point, si la complicité n'est pas au rendez-vous, le fameux message stellaire peut aller se rhabiller. Le texte doit être retravaillé dans le sens qui conviendra le mieux, à la fois au lecteur et au récit. C'est ce qu'on pourrait appeler l'un des aspects ludiques de l'écriture, dont gagneraient d'ailleurs à s'inspirer nombre de manuels scolaires et enseignants rébarbatifs. Il est bien évident que quand on écrit, on utilise plusieurs canaux, plusieurs facettes de sa personnalité, et on fait passer, consciemment ou non, pas mal de choses. Il n'empêche qu'en définitive, mes livres, mes romans doivent être des compromis. S'il y a bien une chose que m'a appris, et de la meilleure manière qui soit c'est à dire de manière empirique, Ardalia, mon prochain roman, c'est bien cela.


  • Diagnostic : défauts structurels

    2008 Apr 24

    Plus qu'un chapitre à relire. Environ 25 000 signes supprimés, 10 000 réécrits, j'estime avoir à peu près réussi à transformer un texte à peu près imbuvable en quelque chose d'à peu près potable (je parle du style). De 700 000 signes au début du mois d'avril, on est passé à 685 000 (environ). Comme le dirait Stephen King, j'ai réussi à tuer pas mal de mes chéries. Pas suffisamment d'ailleurs, c'est pourquoi je pensais entamer une nouvelle relecture globale. J'en étais là de mes réflexions, fermement décidé malgré tout à envoyer le texte à des éditeurs début mai, quand je reçois un appel d'un de mes "lecteurs-tests", Laurent (un proche qui me pardonnera de le citer ici, mon autre relecteur étant ma femme). De fil en aiguille, je lui reparle du dernier chapitre et du défaut qu'il m'avait signalé. Et là, à force de l'interroger, il m'apprend que le défaut en question, à savoir une intrigue trop prévisible, s'étend à la globalité du roman. Et je me rends compte qu'il a raison. Il me semble qu'il m'avait déjà plus ou moins mis en garde contre ça auparavant, mais je n'ai pas su me remettre en cause. C'est ce que j'appelle un défaut structurel, qui touche à la structure de l'intrigue. Pas seulement de l'intrigue principale, en fait : presque toutes les péripéties de mon livre sont concernées par ce défaut. Donc, il y a encore du travail. Beaucoup de travail.


    Pourquoi autant de défauts ? Sont-ils seulement dûs à mon inexpérience, ma naïveté ? Pourquoi une écriture aussi terriblement laborieuse ?
    En corrigeant mon texte, j'ai fait un voyage dans le temps.

    L'année : 2004. Date de début d'écriture d'Ardalia. Ce livre est mon premier commandé par un éditeur, en l'occurrence Bragelonne. Dans mon esprit, c'est bien une œuvre de commande, et je commence à l'écrire en n'ayant pas suffisamment fait le deuil du précédent ouvrage que je leur avais soumis, et pour lequel j'avais obtenu une réponse en neuf mois. Pourquoi n'ai-je pas fait ce deuil ? Parce que la relectrice de l'éditeur m'a insuffisamment mis le nez dans mon caca. Je suis désolé mais il n'y a pas d'autre mots. Ce n'était peut-être pas son travail, cela dit, mais elle m'avait simplement dit que mon texte souffrait d'énormes incohérences et que le travail serait titanesque si je devais le réécrire. Elle n'avait absolument pas pointé les innombrables défauts de style ni de structure, n'avait pris aucun exemple concret.
    Soyons juste, il me fallait également du temps pour faire ce deuil. Et justement, du temps, je n'en avais pas. En 2004, ma femme, qui n'allait pas tarder à tomber enceinte (elle devait accoucher en avril 2005 de notre fille) travaillait à mi-temps avec un salaire loin d'être mirobolant, et je percevais environ 300 euros par mois (j'étais en ASS, allocation spécifique de solidarité) avec un loyer de presque 1000 euros/mois à payer. Mes piges pour des mensuels de jeux vidéos étaient déjà devenus de l'histoire ancienne. Bref, si mon moral atteignait des sommets, ce n'était que ceux de mes chaussettes.
    Mon seul motif d'espoir résidait dans cet univers, Ardalia, que j'avais quelque peu déblayé et qui me paraissait prometteur. En accord avec le directeur éditorial de Bragelonne, j'ai donc écrit les trois premiers chapitres.

    Entre autres choses, mon état d'esprit était trop négatif, et le résultat a bien sûr été désastreux. L'éditeur, avec lequel je pensais travailler en collaboration étroite, a mis 6 mois à m'informer de son refus, 6 mois extrêmement pénibles. Fin décembre 2004, j'ai enfin eu la réponse. J'aurais pu tout lâcher alors, et je me suis d'ailleurs dans un premier temps recentré sur la parution d'Espace et Spasmes.
    Mais l'univers d'Ardalia me tenait à cœur, et j'ai donc réécrit entièrement les trois premiers chapitres. Dans le même temps, il m'a fallu me sortir de mes problèmes alimentaires, ce qui a passé par la lecture d'un livre, le Guide de l'écrivain de Paul Desalmand, et la préparation de différents concours administratifs. Ma prise de fonction suivie de la formation nécessaire ont été autant de facteurs qui m'ont retardé.

    Même réécrits, les trois premiers chapitres souffraient encore de très nombreux défauts. Seuls ces 4 ans qui ont passé m'ont permis de prendre le recul pour procéder aux indispensables éliminations.
    Mais à présent, je m'aperçois donc un peu tardivement que l'une des principales qualités d'un livre, c'est qu'il doit donner envie au lecteur de tourner la page pour lire la suivante... Il va donc me falloir supprimer des passages bien plus importants et en réécrire d'autres, en espérant que cette fois, ce que Dr Jekyll construit ne sera plus sa(lo)pé par Mr Hyde.