« Au centre : le drame. Le sida, ceux et celles qu’il avale, et la faute à qui ou à personne. Et le changement de société qui s’en induit. Mais, dans le grand basculement inconscient de la société confrontée à un problème de cette taille, il se joue quoi de l’homme, qui touche à la consommation, aux restes d’exploitation coloniale, à la mainmise capitalistique des ressources ou des médicaments ?
Alors le narrateur, confronté à un deuil par le sida, s’en va traverser toute l’Afrique, remonter vers l’origine comme Conrad dans Au cœur des ténèbres. Archétypes du récit de voyage, oui : mais il se trouve que le narrateur est informaticien, cherche à programmer avec art, et que la combinaison de tout cela, ou son absence dans le désordre du monde, est ce qui anime sa quête. On en apprend... More > énormément, quant à la génétique, quant à la très vieille et complexe histoire du virus, quant à ce qu’il bouscule d’un continent qui n’avait certes pas besoin de cette plaie supplémentaire. » François Bon< Less